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JOURNEE AFIREM 95 - 29 MARS 2019 - PRENDRE SOIN EN PROTECTION DE L'ENFANT - L'ETHIQUE DU "CARE" - DES PRATIQUES AUX CONCEPTS

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Journée du 29 mars 2019

LE CARE, QU’EST-CE À DIRE ?

Comment traduire, sans la réduire, la richesse de sens de ce terme anglais. Le care, qui renvoie au fondement de la relation, signifie à la fois prendre soin, porter attention, avoir le souci de l’autre.

Le soin ne saurait se cantonner au seul domaine médical. Il existe plusieurs figures de soin : soin médical, soin parental, soin social.

Le care sous-tend la relation « avec et pour les autres dans des institutions justes » pour reprendre la définition de l’éthique de Paul Ricœur.

La relation de soin se caractérise par son asymétrie, par la vulnérabilité de l’un et les compétences de l’autre. Dans cette rencontre avec l’autre, il y a aussi et toujours une rencontre avec soi, une mise à l’épreuve de soi. Dans cette relation, l’enfant, les parents ne peuvent pas être objets de soin, ils sont avant tout sujets. Il faut être capable de discerner la façon dont le soin est un enjeu pour chacun, sans projeter ses représentations sur les besoins et les attentes de l’autre.

Certains préconisent de remplacer l’idée du meilleur intérêt de l’enfant par celle du souci de l’enfant. « Cette notion de souci se réfère à une préoccupation principale première au point que nous pourrions évoquer l’idée d’une préoccupation professionnelle primaire pour faire écho au concept de préoccupation maternelle primaire de Winnicott », Igor Tchernicheff.

Les tensions récurrentes entre les approches sanitaires, sociales, éducatives et judiciaires se jouent et se rejouent quotidiennement entre des institutions aux logiques différentes qui font obstacle à la communication et à la mise en place des soins. Face aux difficultés de l’enfant, chaque acteur est tenté d’attendre de l’autre une intervention idéale.


DU CARE AUX SOINS

L’AFIREM 95 propose de réfléchir ensemble sur les façons d’améliorer la prise en compte de la santé -selon la définition de l’OMS- des jeunes accueillis à l’ASE, de mieux prévenir et traiter les dommages subis, par des réponses adaptées aux formes multiples.

Quelle place les professionnels et tout particulièrement ceux du champ éducatif ont-ils à prendre dans cette relation de soin ?

Soigner l’autre, c’est aussi soigner l’institution : comment en faire une question institutionnelle ?

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